Hier matin était une journée d’un rythme plus tranquille : point (en peinture) sur les apprentissages, sieste…

Continuer d’avancer

L’après-midi, nous partons marcher le long d’une voie de chemin de fer désaffectée. Au milieu des arbres, surplombant le Bocq qui charrie son lot de canetons frais éclos… Nous croisons des familles en balade, des promeneurs de chiens. Nous ramassons, parmi le trésor des ballast et du chemin moussu, des cailloux que nous emporterons comme témoins de ce séjour surprenant. Un mot choisi inscrit dessus au feutre, et demain l’objet nous rappelera , au creux du quotidien, que nos forces sont plus importantes que ce que nous croyons.

Rachida, -dit-elle- marche habituellement 500 m d’une traite, à la fois. Aujourd’hui, elle « découvre le plaisir de la marche », l’air frais, le vert des feuillages encore timide ; A tel point que, l’ayant perdue de vue un instant en cherchant nos cailloux, nous la retrouvons en bas au bord de la rivière, curieuse… et elle regrimpe allègrement la ravine terreuse. Hé bé !

Plus près de toi, Saint Antoine

Au retour, le quart d’heure culturel… Bon,nous avions repéré le « Musée de la Bière » de Lustin, mais nous verrons la Grotte de Crupet (« J’ai voulu voir Honfleur et on a vu Hambourg »…). Au mot « Grotte », nous sommes désormais prêtes à dégainer casque et combi, mais cette Grotte-ci relève plus du Facteur Cheval. Elevée en l’honneur de Saint-Antoine par le Curé de Crupet, elle surplombe la place et met à l’honneur Gardiens ailés, Saints Protecteurs et ex-voto (ex-voti ?) fervents.

Feu de bois, feu qui chante…

Le clou de la soirée, c’est un bivouac. Oui, à 50 m de la maison, et à 10 m du pavillon dans le parc. Mais nous y croyons : sac de couchage « basse températures », caleçon Damart, matelas en mousse (et un vrai gros matelas pour décider Nadia & Rachida à se joindre à nous).

Feu de bois, grillades. Nous découvrons parmi nous des talents de Juke-Boxers pro, catégorie poids lourds ! Un nom de chanteur lancé, et les paroles démarrent… pour finir souvent, parmi les fous-rires, en lalala de bonne guerre. Jusqu’à ce que Angélique nous sauve en proposant de finir, comme ses nièces, toutes les chansons aux paroles perdues, par les paroles du Cerf et du Lapin … « se-serrer-la-main ».

Au petit matin, lorsqu’une petite pluie se met à tomber sur le campement « improvisé » (double ration de duvet, épaisseur de matelas à faire pâlir la Princesse au Petit Pois…), ce sont trois ombres sautillantes, Angélique, Tania et Martine, qui se glissent dans la maison pour finir la nuit, laissant Philippe sauver l’honneur et nous permettre de dire ce matin : « NOUS » avons dormi dehors !

Publicités